Nous avons découvert Petite Meller par hasard et depuis, elle nous a fait tomber in love. Impossible donc de résister à la tentation de poser quelques questions à cette drôle de petite demoiselle si talentueuse. 

Petite Meller, tu es une artiste mystérieuse, tu peux m’en dire plus sur toi ? D’où viens-tu, où vis-tu ?

Pour moi être mystérieuse ou différente n’est pas une volonté, les gens se moquent un peu mais je ne comprends pas pourquoi. Depuis l’année dernière, j’ai fait des voyages fascinants à travers le monde, j’ai travaillé sur mon nouvel album et sur des clips en France, en Allemagne, à New York, LA, en Suède et en Angleterre, alors j’ai un peu de mal à dire où je vis vraiment. Mais ce que je peux dire c’est que mon deuxième clip Backpack a été tourné à St Tropez et que c’est là que je passais mes vacances étant enfant.

Tu sembles avoir des références musicales assez variées, mais si tu devais nous parler de ton idole absolue, de qui s’agirait-il ?

Oh c’est très dur de choisir, d’autant que j’ai tendance à changer un peu tout le temps. Disons que mes influences tirées de vieux vinyls sont Dizzy Gillepsie, Duke Ellington mais aussi Charles Aznavour et Chantal Goya. C’est d’ailleurs pour cela que je définis mon style de Nouveau Jazzy Pop. Mes icônes changent beaucoup, en ce moment je me sens par exemple très inspirée par Claude François.

Et une icône mode peut-être ?

A vrai dire, mes icônes de mode sont hors du milieu de la mode justement, ce sont plutôt par exemple le héros d’un manga appelé “Marco”, mais aussi les clowns blancs de Luchino Visconti ou l’esthétique de David Hamilton.

Ton travail est très visuel et tes clips très inspirés. Comment es-tu arrivée à ce résultat très “dreamy” ?

Je travaille avec une équipe très talentueuse, les réalisateurs A.T.Mann et Napoleon, la styliste Nao Koyabu et à NY avec Gabrielle Swan. Mes clips sont une représentation de mon univers personnel. J’essaie de donner vie à ces rêves empreints de sensualité.

La mode et la musique semblent très liées dans ton drôle de monde, je me trompe ?

A vrai dire, mon clip est inspiré d’une scène que j’ai vue dans le film inachevé « L’enfer » d’Henri-Georges Clouzot. Pour obtenir quelque chose de proche, j’ai travaillé avec ma styliste Nao Koyabu ainsi que les créateurs Vin&Omi et Michael Polkanov. Mais selon moi c’est le cinéma qui a le plus gros impact sur la musique.

Où pouvons-nous te croiser ? Dans un café parisien ? Une plage romantique à LA ?

Je voyage beaucoup ces derniers temps alors disons que le meilleur moyen de me croiser c’est virtuellement, via mes clips. Ou alors dans un sauna. J’ai décidé que j’étais plus efficace lors de sauna-meetings.

Quelles sont les prochaines étapes de ta carrière ?

Je travaille déjà sur de nouveaux clips pour chacune de mes chansons. Et vous pouvez pré-commander le vinyl transparent de Backpack ici avant qu’il ne soit disponible chez Colette.

Une toute dernière question. Tu es heureuse ?

Je pense que les paroles de Backpack définissent bien ce que je ressens, surtout dans l'introduction du clip...

Et le clip, le voici, justement.

Photos par Michael Donovan