Roman Rappak, leader du groupe, a donc répondu à nos questions...

Un collectif multimédia, un groupe de musique, tu nous expliques un peu Breton ?

L’idée est de tourner des courts métrages, prendre des photos, de faire tout ce qu’on peut faire avec les outils multimédia. On voulait avoir un groupe avec plusieurs talents, on fait de l’illustration, Adam est photographe et moi je tourne des films. Le groupe c’est un peu un exercice pour voir si on pouvait mettre tout ça en forme. En faire quelque chose.

Tu peux nous parler de votre nouvel album, War Room Stories ?

C'est le point d’ancrage de différentes idées. Quand j’écoute de la musique, il y a toujours beaucoup d’images et d’atmosphères que je trouve émouvantes, passionnantes. La musique c'est tellement fragmentée, nous on voulait voir si on pouvait exprimer un album avec différents genres et différentes sonorités. On y trouve de l’électro, des guitares, du hip hop.

Le nom Breton vous a été inspiré par André Breton, écrivain et pionnier du surréalisme. En quoi est-il une telle référence pour vous?

Il se posait des questions sur l'utilité d’être un artiste, mais aussi sur le fait de trouver de nouvelles significations aux choses. La littérature surréaliste c’est écrire des choses, les mélanger ensemble pour découvrir de nouvelles significations. C’est une idée qui nous plait.

Vous avez enregistré au Lab à Londres, puis à Berlin. Il y a un endroit en France qui pourrait vous inspirer assez pour créer ?

Pour moi l’inspiration c’est un moyen d’arriver à une nouvelle idée, ces endroits nous ont servi pour trouver un nouveau chemin. Il y a quelques endroits où j’aimerais aller mais ce n’est jamais si réfléchi que ça. J’ai toujours de meilleures idées dans un endroit spontané de toute façon.

Vous jouez ce soir au festival Rock the Pistes, c’est assez atypique comme ambiance, vous avez hâte ?

C’est notre premier festival de la saison et puis c’est exceptionnel comme contexte. On vient de répéter dans une salle crade à Londres où c’est déprimant et là on va voir ce que ça change d’être dans les montagnes.

On peut s’attendre à une ambiance surréaliste sur scène ?

Oui. C’est assez dingue d’utiliser le format de groupe, de collectif, et de pousser les limites des conventions. Ce n’est pas seulement le fait de jouer avec l’électro, le rock ou un autre type de musique qui est unique, mais c’est la frontière entre ces musiques. Ca nous fait vivre de grands moments.

Tu nous en dis plus sur la tournée ?

On va annoncer les dates dans quelques semaines. On va jouer dans des endroits assez surréalistes qui vont bien avec notre musique. Dans un théâtre romain, dans un cinéma désaffecté et dans un vieil opéra.